AirBurr, un robot qui vole tel un insecte | Humanoides | Robots, Drones et Intelligence Artificielle

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11.03.13 AirBurr, un robot qui vole tel un insecte

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Dans le Laboratoire de Systèmes Intelligents (LIS) de l’EPFL, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, on essaye de rendre complètement autonomes des drones aériens. Depuis la dernière fois où on vous en parlait, les chercheurs ont fait énormément de progrès. L’AirBurr, dont la création remonte à 2009, en est à sa onzième version.

De la biologie à la robotique il n’y a qu’un pas

Comment font les insectes pour voler et se repérer dans des milieux confinés ? Et surtout, comment font-ils pour repartir lorsqu’ils rencontrent un obstacle ? C’est ce à quoi tente de répondre l’équipe de chercheurs formée par Adam Klaptocz, Adrien Briod et Mariusz Kornatowski Przemyslaw. Des robots capables de voler, on sait faire. En revanche, lorsqu’un drone se cogne à quelque chose, bonjour les dégâts !

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Avec l’AirBurr, l’équipe a réussi à fabriquer une structure souple mais robuste, capable de se cogner à toutes sortes d’obstacles sans perturber son vol. Je dirais même qu’il aime ça, puisque l’AirBurr en profite pour stocker des informations sur son passage compte tenu qu’il ne possède aucun capteur lui permettant d’identifier et éviter des obstacles. En revanche, quatre photodiodes lui permettent d’enregistrer ces informations et cartographier son environnement.

L’utilisation de simples photodiodes est utile dans les situations où les autres capteurs ne fonctionnent pas. Par exemple, une simple caméra ne suffit pas dans un milieu obscur, et dans une pièce enfumée, des capteurs laser non plus…

Un robot pour explorer des zones difficiles d’accès

L’AirBurr est initialement programmé pour se déplacer de manière aléatoire, avec un algorithme similaire à ceux utilisés dans la plupart des aspirateurs robots. Ce qui correspond peu ou prou, au comportement d’une mouche qui chercherait la sortie en se cognant à une vitre. La structure en fibre de carbone absorbe les chocs et en cas de chute, ses quatre pieds articulés permettent au drone de repartir.

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Les applications de ce projet sont très intéressantes puisque ce robot pourrait faciliter l’exploration des zones difficiles d’accès pour les humains comme des anciennes grottes, des mines ou encore des réacteurs nucléaires.

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