Plus de robots dans l’espace grâce à Grishin Robotics

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15.07.13 Plus de robots dans l’espace grâce à Grishin Robotics

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NanoSatisfi, startup installée dans la Silicon Valley, vient de réussir une levée de fonds de 300.000 dollars auprès de Grishin Robotics, fond d’investissements russe dédié à la robotique personnelle. La start-up a désormais en sa possession une trésorerie de 1.750.000 $, sans compter la campagne Kickstarter qui lui rapporta 106.330 $ ainsi que le capital de départ injecté par Peter Platzer, fondateur et Président de NanoSatisfi.

Le projet de NanoSatisfi est visionnaire. La jeune société donne la possibilité à tout un chacun de devenir astronaute depuis son salon. La société propose à la location des capsules autonomes baptisées CubeSats. Les premières lancements dans des conditions réelles auront lieu pendant cet été.

Le fondateur de NanoSatisfi se base sur la loi de Moore et l’applique à l’espace. Cette loi veut qu’il existe un rapport exponentiel entre les progrès en informatique et le temps. Si on se concentre uniquement sur les navettes spatiales, il est vrai qu’elles ont pris du retard par rapport à ce qu’il se fait sur Terre. Il y a bien plus de technologie électronique dans un smartphone que dans la première sonde Voyager 1 lancée en 1977.

Peter Platzer compte sur la loi de Moore pour qu’évoluent au fur et à mesure ses mini satellites CubeSats. Pendant que certains seront en l’air, la génération suivante sera plus avancée au niveau de ses composants électroniques. Le coût d’un CubeSat s’élève à 350.000 $, construction, lancement et maintenance compris. D’après les estimations, ce business pourrait générer jusqu’à 750.000 $ de chiffre d’affaire par satellite. A priori, le modèle économique imaginé est sans risque et viserait le marché du Big Data.

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Collecte de milliards de données par les CubeSat

Le petit satellite se présente sous la forme d’un cuboïde mesurant 10x10x30 centimètres et pesant environ 1 kilogramme. Equipé avec trois caméras et plusieurs appareils de mesure, les CubeSat vont servir à collecter des tas de données spatiales : un compteur Geiger pour mesurer les rayons alpha, bêta, gamma et rayons X, un spectromètre, un magnétomètre, ainsi que d’autres capteurs proposant un large spectre de mesures possibles. Au total ce sont un peu plus de 25 capteurs embarqués, tous connectés à un noyau Arduino, qui est le véritable avantage produit de ce projet.

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En se basant sur un coeur open source, la carte Arduino, l’ (heureux !) possesseur d’un CubeSat peut développer ses propres applications et les charger dessus pour personnaliser les capteurs selon ses propres besoins. Chacun peut ensuite partager ses applications sur une plateforme et participer ainsi à l’amélioration du CubeSat.

L’Arduino permet également d’envoyer des informations concernant le nano satellite lui-même, telles que sa position orbitale, sa température interne, le niveau d’utilisation du processeur… pour permettre à son utilisateur de faire des tests sur le hardware.

Un CubeSat est prévu pour fonctionner pendant une période limitée estimée à deux ans. Ensuite, il sera remplacé par une version plus avancée embarquant les dernières technologies en matière de capteurs. Par exemple, il suffit de quelques mois pour que la génération suivante de CubeSats embarque des caméras plus puissantes et moins chères que les actuelles.

Le premier CubeSat est prêt à être lancé par la JAXA, l’Agence Spatiale Japonaise, le 4 août prochain, conjointement avec Kibo, le premier robot humanoïde envoyé dans l’espace.

NanoSatisfi loue ses CubeSat 250 $ la semaine. Un rêve de gosse enfin à la portée de tous quelques heureux fortunés, qui pourront se mettre à la place d’astronautes tout en restant dans leur salon.

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