Stratobus, un dirigeable autonome polyvalent, entre drone et satellite

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31.03.14 Stratobus, un dirigeable autonome polyvalent, entre drone et satellite

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La société Thales Alenia Space vient de dévoiler un nouveau concept de véhicule aérien hybride baptisé Stratobus. Drone et satellite à la fois, cet appareil survolera la planète à 20 km d’altitude et pourra remplir des missions d’observation, de sécurité ou de télécommunication de manière autonome.

Cette plateforme stratosphérique géostationnaire autonome dirigeable mesurera entre 70 et 100 mètres de long pour 20 à 30 mètres de diamètre. Elle sera placera à la limite basse de la stratosphère, au-dessus du trafic aérien et des jet streams, grâce à un gaz plus léger que l’air et à ses deux moteurs électriques pour compenser la force du vent (jusqu’à 90 km/h). Fabriqué avec des matériaux légers (fibre de carbone entre autres) et résistants aux rayons UV, il pourra également embarquer 200 kilos de charges utiles (matériel pour filmer, antenne relais, …).

Ballon dirigeable autonome Stratobus

Ce dirigeable autonome sera piloté depuis le sol et sera utilisé dans différentes situations : la surveillance des frontières et de la piraterie maritime, le renforcement du réseau GSM au cours d’événements de grande ampleur ou l’amélioration du système GPS sur les zones de trafic intense.

Différence entre le Stratobus et un satellite

Thales Alenia Space, entreprise conjointe de Thales (67%) et Finmeccanica (33%) est spécialiste des solutions satellite. Avec ce projet à mi-chemin entre un drone et un satellite, l’entreprise compte proposer une solution complémentaire à son offre actuelle.

un drone satellite pour missions militaires

Avec un rayon de couverture de 200 kilomètres, le Stratobus est présenté comme un outil ponctuel par rapport aux satellites, qui eux, couvrent des zones de l’ordre du continent. Son installation est également plus aisée puisque à moindre altitude (20 000 mètres pour le Stratobus contre 300 à 36 000 kilomètres pour les satellites en orbite géostationnaire : le ballon ne nécessite pas de lanceur.

Son coût global est également moins onéreux : quelques dizaines de millions d’euros révèle Challenges, tandis qu’un satellite avoisine les 250 millions d’euros (construction, lancement et assurances compris).

Malgré une durée de vie plus courte que celle d’un satellite (5 ans contre 15 ans), le Stratobus est une solution plus polyvalente et souple pour un déploiement rapide sur un théâtre d’opération militaire par exemple.

Stratobus dans les airs d’ici 2022

Thales Alenia Space et ses partenaires Airbus Defense & Space, Zodiac Marine, CEA-Liten viennent de conclure l’étude de conception, qui a duré deux ans et demi.

Sur son site internet, Thales Alenia Space compare le Stratobus au projet Loon de Google (lire aussi l’article sur le projet de drones de Facebook) en précisant que le dirigeable franco-italien présente un avantage puisqu’il est « stationnaire et dispose d’une complète autonomie, là où les ballons de Loon tournent autour de la Terre et n’auront qu’une autonomie très courte ». En effet, le constructeur a déposé un brevet sur un système de panneaux solaires embarqués révolutionnaire, permettant de concentrer la lumière solaire à une intensité équivalente à trois soleils.

Thales Alenia Space estime que le développement de la plateforme prendra 5 ans environ, ce qui permettrait de lancer le premier engin de série à l’horizon 2020-2022. Le développement du Stratobus est estimé entre 300 et 500 millions d’euros.

Stratobus entre drone et satellite de Thales

Stratobus de Thales Alenia Space

stratobus avec des matériaux légers et resistants aux uv

stratobus à 20000 metres daltitude

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